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Quand le CEDI s’allie au Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques de Paris »

Depuis la fin du monde bipolaire et l’avènement de la mondialisation, le développement de la coopération entres les Universités du Nord et du Sud semble devenu une sous-culture de ce monde post-westphalien.

Dès lors, les échanges entre les superstructures académiques du monde développé et du monde en développement s’inscrivent dans un double souci, l’un socio-humanitaire et l’autre politico-stratégique. Socio-humanitaire, parce que le Droit au développement conduit à un transfert de connaissance et de savoir scientifique favorable au rétablissement interne des sociétés du tiers-monde. Et, politico-stratégique, du fait que le partage d’un même cadre conceptuel et théorique favorise davantage l’unité idéologique nécessaire à la promotion du système de pensée de l’Occident.

Dans un cas comme dans l’autre, la coopération universitaire internationale renforce la mondialisation et assure la promotion de la technostructure dans les sociétés dites en développement.

Fort de ce fait, il n’étonne point aujourd’hui que certains établissements d’enseignement supérieur haïtien, à l’instar des plus grands centres universitaires de l’Amérique latine, d’Afrique et de l’Asie, cherchent à s’engager dans la voie de la coopération inter-universitaire, aux fins de renforcer leurs curricula, de moderniser l’enseignement des disciplines académiques et de promouvoir le perfectionnement de leur corps professoral.

C’est fort de ce qui précède que le Centre d’Etudes Diplomatiques et Internationales (CEDI) vient de conclure le vendredi 27 juillet 2007 un protocole d’accord avec le prestigieux Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques de Paris (CEDS). Cette coopération académique sans précédent porte, entre autres, sur l’échange d’auditeurs, le renforcement de structures académiques et de recherche, l’organisation à Paris et en  Haïti, de conférences, de séminaires et de cycles de formation au profit des étudiants et des chercheurs du CEDI.

D’ailleurs, la signature de cette convention survient justement à l’issue d’un séjour d’études de deux semaines, organisé par le CEDS à l’intention d’une quarantaine d’étudiants du CEDI qui avaient fait le déplacement à Paris, autour du thème : « La nouvelle physionomie des relations internationales » après la chute du Mur de Berlin et , plus précisément, après le 11 septembre 2001.

Durant ce séminaire de haut niveau, les noms les plus célèbres du monde académique et intellectuel français ont successivement exposé, avec brio, leur science et leur savoir devant un parterre d’étudiants haïtiens alertes et avides de connaissances et de repères.

Quoique la systématisation conceptuelle développée dans le cadre des exposés n’était pas nouvelle pour les étudiants en diplomatie du CEDI, du fait qu’ils ont pu bénéficier  auparavant de l’enseignement de leurs professeurs haïtiens issus aussi du CEDS, de la Sorbonne et de la prestigieuse ENA, ces jeunes ont profité tout de même de l’occasion pour renforcer leurs acquis théoriques. Aussi, la participation active et brillante de plusieurs étudiants dans les débats, a forcé l’admiration des conférenciers et a été, bien entendu, une source de satisfaction pour leurs professeurs du CEDI.

Autant dire, cette imposante délégation d’étudiants, conduite à l’occasion par l’Ambassadeur Edwidge Lalanne et les Professeurs Kurdy Larèche, Axène Joseph, Johnny Joseph et l’auteur de ces lignes a eu, du 19 juillet au 6 août 2007, dans la ville lumière, un séjour à la fois instructif et rempli. En marge des conférences au CEDS, la délégation a été reçue, entre autres, au Sénat français, au siège de l’OCDE et à la Mission diplomatique d’Haïti auprès du Royaume de Belgique. D’ailleurs, cette dernière visite a offert aux membres de la délégation l’occasion de constater avec bonheur le soin avec lequel sont tenus les locaux et les services de la Mission haïtienne à Bruxelles, en dépit d’un personnel réduit et d’être témoins des rares succès de notre diplomatie.

En effet, l’ambassadeur d’Haïti en Belgique, son excellence Monsieur Raymond Lafontant, également accrédité auprès de la Suisse et de l’Union Européenne, a pu tenir la première fois qu’un citoyen haïtien soit membre du Conseil Economique et Social, malgré la candidature de la république dominicaine et de la Jamaïque. Ceci, sans compter que cette mission avait contribué à la reprise, en 2005, de la coopération de l’Union Européenne avec Haïti, arrêtée en 2002.

Par ailleurs, il convient aussi d’apprécier le soutien, combien inestimable de l’ambassade d’Haïti à Paris et de la Mission auprès de l’UNESCO dans l’organisation de ce séjour. Ce qui témoigne encore que ces représentants diplomatiques assurent pleinement leur fonction de promotion de la coopération et de protection des intérêts haïtiens.

Dans ce cadre, à l’initiative du ministre-conseiller Vilbert Bélizaire, trois étudiantes de la délégation, dont Dominique Guirlaine Nestor, Altagracia Toussaint et Ginette Septimus en stage au Consulat haïtien à Paris. M. Bélizaire, en coordination avec le ministre conseiller Friztner Gaspard et le fonctionnaire diplomatique St-Germain Garrincha, a organisé une somptueuse réception en l’honneur de la délégation « Cédienne » à la salle des Délégués de l’UNESCO, grâce au support sans faille de Madame Denise Jean, représentante d’Haïti auprès de cette organisation.

Autant avouer qu’après les jours passés à nous accommoder, bon gré mal gré, de la cuisine française, cette généreuse réception nous a donnés l’occasion de retrouver avec bonheur notre bonne chère cuisine créole. Et, c’était aussi pour nous une grande joie de rencontrer en cette occasion des amis de longue date de la communauté haïtienne à Paris et de discuter avec le poète Claudel François Joseph, auteur d’une nouvelle publication « Haïti : Cauchemar de Roses ».

En guise de conclusion, nous devons attirer l’attention sur le fait que le CEDI n’a pas attendu la signature de ce protocole pour assurer la standardisation de son enseignement. Déjà, le 16 mars 2007, ce dernier a été le siège de la deuxième simulation de conférence internationale, organisée au sien d’une Université haïtienne. A l’époque, celle-ci portait déjà sur le thème « La réforme des Nations unies : pour une ONU forte et efficace ». Tout ceci, c’est sans compter que les étudiants du CEDI sont reçus presque chaque année en stage auprès de l’assemblée générale des nations unies, à New York.

Il est aussi utile de rappeler que le CEDI a déjà conclu, le 11 novembre 1999, un protocole cadre de coopération et de partenariat avec l’Université René Descartes, Paris V, paraphé par le Directeur de l’Institution Me Denis Régis et le Professeur Edmond Jouve, à l’époque Directeur du 3ème cycle à la faculté de droit de l’Université René Descartes.

La plus grande joie des dirigeants du CEDI réside dans la qualité de cette formation offerte aux étudiants, dans la diversité du programme de séjour en France et en Belgique et, au fait, qu’au terme du séjour, tous les étudiants ont regagné le pays, heureux et satisfaits des opportunités ouvertes devant eux.

Prof. James Boyard Enarque, Le Nouvelliste

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